Blogs et sites Internet (sélection)

Réactions et critiques sur les blogs ou les  sites, sélection de ce que raconte Internet  à propos d’Annick Demouzon et de ses recueils de nouvelles, À l’ombre des grands bois et Virages dangereux ou autres.

⇒ Ordre chronologique inverse


● Décembre 2016 – Virages dangereux dans les « Top ventes » de Cultura.

2016 12 11_CULTURA_TOP_VENTES


 ♦  « Une femme qui sait transmettre les émotions de ses textes dont le style fluide et nerveux allie l’essentiel à la profondeur. (…) Un plaisir pour les yeux et les oreilles ! »

La Dépêche du Midi

● 26 mars 2015 – Dans le cadre du Printemps des poètes, La Dépêche du Midi assiste à la lecture en musique de ses textes par Annick Demouzon.

Printemps des poètes

Quand les mots et la musique s’unissent…

Dans le cadre du Printemps des poètes, l’association «Lire sous ogives» avait convié le public moissagais, à la bibliothèque, à une jolie pause de lecture poétique musicale. L’écrivain Annick Demouzon qui vit à Moissac où elle a été orthophoniste, en était l’invitée. Elle a choisi d’écourter sa vie professionnelle pour s’adonner à sa passion viscérale : l’écriture. Annick Demouzon participe depuis des années à des concours littéraires, elle en a gagné une cinquantaine et a reçu le prix Prométhée de la nouvelle, genre dans lequel elle excelle. Dans une longue jupe noire et un corsage rouge, l’écrivain a fait face au public et est devenue comédienne. Elle a su mettre en scène ses mots et ses très beaux choix musicaux (Satie, Beethoven, Stravinski, Schubert…) en donnant à voir le charme d’une femme qui sait transmettre les émotions de ses textes dont le style fluide et nerveux allie l’essentiel à la profondeur. Des textes qui évoquent l’amour, les choix que la vie impose, la vieillesse. Un plaisir pour les yeux et les oreilles !

La Dépêche du Midi

Lien internet  : ladepeche-quand-les-mots-et-la-musique-s-unissent


♦ »Excellente interview de la lauréate 2013 du Prix de L’Encrier Renversé : Annick Demouzon, un entretien tout en nuances et sensibilité. Magnifique ! »

Martine Galati

● 10 mars 2014 – Les lectures de Martine, blog de Martine Galati, à propos de L’Encrier renversé n°70 et de l’interview d’Annick Demouzon

L’Encrier Renversé 70

Je vous l’ai évoqué hier. Le numéro 70 de la revue L’Encrier Renversé est paru! Avec à son sommaire:

– l’édito de Gérard Charpentier et Désiré Ramanich

l’excellente interview de la lauréate 2013 du Prix de L’Encrier Renversé : Annick Demouzon, un entretien tout en nuances et sensibilité. Magnifique !

la nouvelle primée « La Ficelle » d’Annick Demouzon, suivie de celles de Tania Shebabo Cohen, Laurine Roux, Sylvie Dubin, Françoise Godel, Claudine Créac’h, Dominique Chappey, Joël Hamm, Maryse Vannier, Françoise Bouchet, Thomas Lorson (également Prix Encres Vagabondes) et Henri Bachelin (…)

Lien internet : leslecturesdemartine

♥ Lire l’interview Annick  Demouzon répond à L’encrier renversé dans n°70 : Elle y parle de son rapport aux livres, à l’écriture  et, plus particulièrement, à la nouvelle.


 ♦ « «La Ficelle» (…) la renversante histoire d’un homme seul, né trop grand et dont la fin de vie sera finalement un juste retour des choses sur le regard des autres. Sans en avoir l’air, le texte plonge dans une approche de la différence, de «l’intégration» et du monde de l’autre. Passionnant. »

La Dépêche du Midi

● 08 mars 2014 – La Dépêche du Midi, à propos du Prix de L’Encrier Renversé, remis à Annick Demouzon.

Des morceaux choisis de textes courts

Il a 25 ans et c’est le bel âge ! Le concours de nouvelle francophone co-organisé par la revue castraise l’Encrier Renversé et la ville de Castres a rendu son palmarès. Et le cru 2013 distribué tout récemment est de belle facture. Le tout premier prix revient cette année à Annick Demouzon pour son texte «La Ficelle». Une histoire incroyable lue à haute voix et comme il se doit par Charles Munoz et qui raconte la renversante histoire d’un homme seul, né trop grand et dont la fin de vie sera finalement un juste retour des choses sur le regard des autres. Sans en avoir l’air, le texte plonge dans une approche de la différence, de «l’intégration» et du monde de l’autre. Passionnant.

Comme l’a souligné le directeur de la publication de la revue de nouvelles Gérard Charpentier, Annick Demouzon, originaire de Tarn et Garonne, a déjà été publiée dans la revue à deux reprises et avait déjà remporté le second prix du concours en 2008.


« La légèreté et l’absurde se disputent « Le cadeau » d’Annick Demouzon dont l’élégante brièveté suffit à portraiturer, dans le sens de la profondeur, une madame Jean dévorée des désillusions de son couple. »

Claude Darras

15 févier 2014 – La revue Encres Vagabondes parle de la nouvelle d’Annick Demouzon, publiée dans la revue Etoiles d’encre N°55-56

Vous avez dit légèreté ?

(…)
La légèreté et l’absurde se disputent « Le cadeau » d’Annick Demouzon dont l’élégante brièveté suffit à portraiturer, dans le sens de la profondeur, une madame Jean dévorée des désillusions de son couple. Dans la cité pavillonnaire où toute sa vie se condense, « la vieille est assise sur sa chaise. Elle écosse des petits pois, qu’elle a cultivés avec son vieux, au jardin du bord de l’eau. Les fenêtres des maisons, tout autour, la regardent »… Je me garderai de déflorer l’épilogue de la nouvelle. Le lecteur en découvrira la « chute » inattendue avec le même intérêt qu’il lira les autres textes du florilège dont ceux de Maïssa Bey, Carole Menahem-Lilin et Janine Teisson. Des Étoiles d’encres scintillantes d’une légèreté vivifiante !

Étoiles d’encre, revue de femmes en Méditerranée, thématique : Légèreté ? n° 55-56, octobre 2013, 216 pages, éditions Chèvre-feuille étoilée.
Site de la revue : revue-etoiles-d-encre


« Un recueil cohérent, vif, au regard à la fois tendre et cruel, servi par une écriture des plus légères. Un régal. Le jury du Prix Prométhée de la nouvelle ne s’y est pas trompé, il lui a décerné sa récompense en 2011. »

André Fanet

Septembre 2013 – Bourgogne Côté Livre, organe du CRL de Bourgogne – p7, Coup de coeur : À l’ombre des grands bois d’Annick Demouzon.

Coup de cœur

On parle peu des recueils de nouvelles. Celui d’Annick Demouzon, À l’ombre des grands bois (Éditions du Rocher) va dans le sens de bon nombre d’éditeurs du genre aujourd’hui en offrant un ensemble de textes groupés autour d’un thème, en l’occurrence la  photographie. À l’ordinaire, ce genre de montage souvent artificiel, donne très vite la sensation de tourner en rond, d’exploiter un filon qui s’essouffle le premier élan passé, ou alors de n’offrir qu’un assemblage hétéroclite.
Rien de tout cela dans ce recueil cohérent, vif, au regard à la fois tendre et cruel, servi par une écriture des plus légères. Un régal. Le jury du Prix Prométhée de la nouvelle ne s’y est pas trompé, il lui a décerné sa récompense en 2011.

Lien internet :.crl-bourgogne


« Cet appel au changement fait le grand écart avec la femme voilée de la nouvelle d’Annick Demouzon « Le Prix ». »

Geneviève Briot et André Cohen Aknin

● 24 juillet 2012 – Blog  Haut et fort de Geneviève Briot et André Cohen Aknin :

Une des nouvelles de Virages dangereux (Le prix), par ailleurs publiée en automne 2011 dans la revue Etoiles d’encre n°47-48, est évoquée dans un débat autour de la Marche Mondiale des femmes.

Cet appel au changement fait le grand écart avec la femme voilée de la nouvelle d’Annick Demouzon « Le Prix ».

Lien internet: Haut et fort


● Juin 2012 – L’Encrier Renversé cite Annick Demouzon, dans Wikipédia, comme un de ses auteurs qui comptent.

Lien internet : encrier renversé


« Il y a chez Demouzon, comme chez Edgar Poe, une fatalité de l’échec, un dérapage totalement incontrôlé, un glissement vers la chute.(…) On épouse jusqu’à la lie chacune des circonstances funestes, qui horrifient mais aussi fascinent, qui vous entraînent à leur suite et vous font quitter le cocon trop sûr du lecteur qu’on croyait être.(…) et l’on en ressort à la dernière phrase, imperceptiblement altéré. Non que le projet compassionnel fût délibéré, mais parce que l’écriture, avec ses nombreuses ellipses, ses intervalles marqués, sa fragmentation, aura su nous inclure dans l’histoire racontée, puisque nous sommes amenés à combler ces blancs avec nos propres peurs, nos  doutes, nos manques. « 

Alain Kewes

21 mai 2012 – Revue Rue Saint Ambroise – Alain Kewes :

Virages dangereux,  d’Annick Demouzon

Le titre du recueil d’Annick Demouzon est une définition de la nouvelle : Virages dangereux. Le virage est ce moment de la route où la vie dévie de la ligne droite, réputée sans histoire. C’est assez dire que l’histoire naît du virage, du changement de direction, plus ou moins soudain, attendu ou pas, bien ou mal négocié. Plutôt mal, en général, comme le chantait désespérément Alfred de Musset. Mais quand bien même l’histoire se terminerait bien – ça arrive dans la vie comme dans la fiction –, le virage aura été dangereux puisqu’il contenait en germe la possibilité de l’accident. Ainsi des nouvelles de ce recueil, à la tonalité sombre, et l’on entre très vite dans le vif du sujet avec le premier récit que n’aurait pas renié un Alfred Hitchcock, explorateur d’âmes biaisées.

Un mot encore sur la métaphore routière du titre, afin de mieux comprendre l’esprit de ces textes. On use parfois des termes de carrefour, de croisées des chemins, à propos de la nouvelle, laissant entendre qu’il y aurait choix de plusieurs routes, doute, hésitation, dilemme sur la conduite à tenir. C’est oublier l’essentiel : le lecteur n’est pas l’auteur, il ne décide de rien, ne peut rien empêcher, rien modifier, il accompagne le personnage dans la catastrophe inévitable – c’était écrit ! – . Il y a chez Demouzon, comme chez Edgar Poe, une fatalité de l’échec, un dérapage totalement incontrôlé, un glissement vers la chute. Tout accroché qu’on soit à de pauvres buissons, on dévissera petit à petit, et on le sait. Coup de vent, la deuxième nouvelle du recueil en est la parfaite illustration : une lettre d’amour, la dernière d’un homme qui va être fusillé, non sans avoir pu au préalable confier la missive à un camarade plus chanceux, n’arrive pas à sa destinataire, laquelle ne cessera, sa vie durant, de l’attendre. Les buissons, ce sont les mille hasards qui auraient permis que la lettre lui parvienne néanmoins. On s’y accroche en sachant que non, ni aujourd’hui ni demain, ni jamais, la chance, aucune des coïncidences qui pourtant ne manqueront pas, ne tourneront du bon côté. La lettre parfois frôle cruellement son but. Mais elle le manque. Ainsi en a décidé l’auteur à la plume légère,  portée par le vent, et le lecteur n’y peut rien. Il s’abîme avec les personnages et il le sait dès les premières lignes (ce n’est donc pas déflorer l’intrigue, gâcher le plaisir du lecteur, que de dire cela ici).

S’il arrive, par extraordinaire, qu’un peu de beauté naisse, mettons un tableau peint la nuit au bord de la rivière, qui pour le voir ? Qui pour y croire ? Là encore, on joue de malchance, c’est-à-dire nous tous, lecteurs et auteur confondus, qui disposons les pièces d’un puzzle dérisoire qu’une pichenette inattentive éparpillera. Avec méthode, Annick Demouzon explore les voies de la défaite, mais le jeu, à l’instar du virage, est dangereux. Amer. Dans Vous m’avez tant donné, un homme prétend refaire le chemin à l’envers, remonter à la source, à avant le virage. S’il parvient à régler ses comptes, en est-il réellement plus heureux ? C’est d’ailleurs une autre caractéristique des nouvelles du recueil que de montrer ses personnages dans l’après, quand tout est consommé. On peut alors chercher à comprendre comment on en est arrivé là, à quel instant précis la vie a dérapé, mais cette connaissance ne change rien, n’effacera pas les traces de gomme sur le bitume. D’ailleurs, ce voyage retour, il est rare qu’on l’entreprenne, qu’on puisse le faire. Dans une sorte de postface à la nouvelle ci-dessus, l’auteur tient à préciser qu’elle lui a été inspirée par un fait réel en tout point identique, sauf que dans la réalité, tout l’argument de la nouvelle n’a pas eu lieu. On en revient alors au jeu, au jeu amer qui consiste à transposer dans une fiction ce qui n’arrive pas vraiment. A se bercer d’illusions. La vie, la vraie, ressemble plutôt à Allo, c’est toi ? où le narrateur se pose la désespérante question « Est-il trop tard ? Est-il vraiment trop tard ? »

Comme ceux de Raymond Carver, les personnages d’Annick Demouzon sont des ratés du plaisir, du bonheur, comme se définit lui-même le héros de Prolégomènes au plaisir de l’infinitude. Incapable de profiter de la vie, il se perd en conjectures, en vaines et dérisoires recherches, interrogeant tour à tour différents –ismes. L’un de ceux-là lui procure au moins l’euphorie transitoire du vide, Pascal aurait parlé de distraction : « Il bricola ainsi de longues heures (…). Il y trouvait un délassement de ses pensées, un contentemant vague et informe, qui le comblait (…) une sorte d’euphorie sans objet, ou de délectation profonde, dont il n’avait nulle conscience, mais il était tout entier immergé dans ses gestes. Il ne pensait plus. ».

Bien sûr, échouer n’empêche pas de persévérer et si les portes sont toujours fermées, ou s’il n’y a jamais rien derrière, rien n’empêche de chercher à les ouvrir, à y aller voir. C’est ce qu’on appelle vivre, quand même. Certains s’y adonnent pendant des dizaines d’années, nul ne soupçonne leur solitude radicale, entre quatre murs et un miroir. Le virage, pour eux, est si loin derrière qu’ils l’ont oublié. Ça a toujours été comme ça. Il n’y a jamais eu d’avant. Pour d’autres, c’est pire encore et l’on ne dira rien du très beau Première partie pour n’en pas fausser la révélation progressive, sinon qu’une fois encore l’auteur joue, ici sur les mots, un jeu toujours aussi triste, une sorte d’élégance du désespoir

Il n’y aurait rien, donc, pour sauver l’humanité ? Aucune épiphanie, aucune issue ? Allons ! Il ne manque pas d’autres livres pour nous en convaincre, ne demandons pas à un seul recueil de contenir toutes les possibilités, tous les états d’âme de son auteur. Buvons plutôt jusqu’à la lie la cohérence, l’unité de style, de ton, de celui-là, et n’en tirons aucune conclusion ridicule sur le reste. L’écriture, l’art en général, a aussi une fonction d’exorcisme. A explorer les voies de la défaite, à rater systématiquement les virages, peut-être se forge-t-on un moral, se trempe-t-on une âme. A cultiver le souffle court, le rythme haché, elliptique, fragmentaire, peut-être se gagne-t-on une période. Au moment d’accoucher, les obstétriciens conseillent de haleter, de faire le petit chien. Un livre est toujours un accouchement, une expulsion. A la fois naissance et mise à distance, il s’agit de sortir de soi ce qui pèse. D’ailleurs même ici, faiblement, quelque chose palpite encore (ou déjà), envers et contre toutes les évidences. Ce peut être la caresse d’une mère sur le front trempé de sueur de son fils, ce peut être aussi un arbre. Dans le Cerisier, une touche d’espoir affleure, cet arbre justement, planté tard, quand tout, autour, se fige, se pétrifie, perd son âme. On fait semblant de croire aux enfants qui s’extasieront devant les fruits rouges, un jour, plus tard, mais à l’André, ça lui fait une belle jambe, comme on dit. A croire que la vie obstinée de l’arbre n’est là que pour épaissir l’ombre de la mort, de la solitude. Malgré tout, lui enfonce ses racines dans le sol ingrat, il persiste, il perdure. La narratrice lui a donné la vie. C’est déjà ça.

Il y a mille et une façons de perdre, les virages manqués sont toujours uniques, particuliers. La matière en paraît inépuisable et la nouvelliste la modèle en histoires emblématiques, tantôt réalistes, tantôt hallucinées. Il y a même des chutes qui sont des envols, tel cet enfant gravement malade dont on accompagnera la paradoxale libération, ou cette femme qui endure un assommant repas dominical et dont on croirait presque à la révolte brutale. Ailleurs, c’est la lente descente aux enfers d’un homme qui a tout pour être heureux sinon qu’il croise sur son trottoir la déchéance fascinante d’un clochard. Et cette nouvelle, L’Autre, nous donne sans doute la clé du recueil tout entier. Comment mieux que par sa chute rencontrer l’autre ? On épouse jusqu’à la lie chacune des circonstances funestes, qui horrifient mais aussi fascinent, qui vous entraînent à leur suite et vous font quitter le cocon trop sûr du lecteur qu’on croyait être. Peu à peu, on entre dans la peau de l’autre, on porte son fardeau le temps de quelques pages et l’on en ressort à la dernière phrase, imperceptiblement altéré. Non que le projet compassionnel fût délibéré, mais parce que l’écriture, avec ses nombreuses ellipses, ses intervalles marqués, sa fragmentation, aura su nous inclure dans l’histoire racontée, puisque nous sommes amenés à combler ces blancs avec nos propres peurs, nos  doutes, nos manques. Plus qu’ailleurs, le lecteur devient ici acteur, impuissant certes, mais co-auteur du récit. Cette voiture qui dévale la route en lacets serrés, Annick Demouzon nous en a ouvert la portière, nous a invités à y prendre place. Celle du mort, dans le langage commun.

                                              Alain Kewes, auteur et éditeur (Rhubarbe)

Virages dangereux, d’Annick Demouzon. Éditions Le Bas Vénitien (2012), 175p.

Lien vers « Actualités de la nouvelle» puis  «Livres en vue » Revue Saint Ambroise : ruesaintambroise-livres-en-vue. En premier A l’ombre des grands bois par Michel Baglin plus loin Virages dangereux par Alain Kewes.

● Le 1er mars 2015 cette même critique, signée Alain Kewes, paraît sur le site de Babelio.


 3 mai 2012 – Annick Demouzon lue et citée pour les 20 ans de la revue Harfang :

Nouvelles d’Harfang, lundi 7 mai 2012

HARFANG : 20 ans, 40 numéros, 400 nouvelles, 300 auteurs… 

Jeudi 3 Mai, à la Médiathèque d’Angers Harfang a fêté ses 20 ans !

(…) Pour illustrer le travail du comité de lecture, le comédien Philippe Mathé, du Bibliothéâtre, a lu de nouvellistes publiés dans la revue. Ainsi il a donné vie et voix aux propos tour à tour humoristiques et poétiques de Luc Michel Fouassier qui évoquait ses impressions à l’annonce de sa première publication ; d’Annick Demouzon qui revenait sur ses joies ou ses amertumes en fonction de l’acceptation ou le refus de ses textes par le RCLH, « le Redoutable Comité de Lecture d’Harfang » ! … et enfin de Guillemette de Grissac (première abonnée à la revue et nouvelliste la plus souvent sélectionnée par le comité) qui a adressé un hommage depuis l’Australie… ainsi qu’un clin d’oeil à la chouette angevine avec une superbe nouvelle intitulée « le Jour de la Harfang » publiée en tête du sommaire du numéro 40 !

Lien internet : nouvellesdharfang


« Annick Demouzon écrit des nouvelles féroces, instants de vie faits de petits riens qui s’enchaînent et suivent une trajectoire vous menant droit dans le mur. (…) De fausses pistes en vraies déroutes, elle nous embarque dans un monde terrorisant de fantasmes assouvis. (…) Les lecteurs présents à cette rencontre, et qui ont aimé ces nouvelles, ont donné aux autres l’envie de les lire. »

La Dépêche du Midi

 26 avril 2012 – La Dépêche du Midi :

Lauzerte.

Annick Demouzon à la médiathèque

Présentation de l’auteur par Jacques Griffaut.

Première rencontre avec un auteur sélectionné pour le prix de la nouvelle La Femme renard-Lauzerte 2012 qui sera décerné lors du festival Place aux nouvelles, le 9 septembre, place des Cornières, à Lauzerte, en présence d’une trentaine d’écrivains.

Cette sélection comprend cinq écrivains que la médiathèque Pierre-Sourbie, à Lauzerte, et la librairie La Femme renard, à Montauban, recevront d’ici fin août. Lisez les cinq recueils sélectionnés et vous pourrez participer au jury, à la mairie de Lauzerte, le jour de Place aux nouvelles.

Invitée ce 23 avril, Annick Demouzon, pour son ouvrage «Virages dangereux», éditions Le Bas vénitien. Annick Demouzon écrit des nouvelles féroces, instants de vie faits de petits riens qui s’enchaînent et suivent une trajectoire vous menant droit dans le mur. Chez elle, les personnages sont mus par un fatalisme noir, les dérapages sont incontrôlés, les dérives toujours dangereuses et l’imagination cauchemardesque. De fausses pistes en vraies déroutes, elle nous embarque dans un monde terrorisant de fantasmes assouvis.

Les lecteurs présents à cette rencontre et qui ont aimé ces nouvelles ont donné aux autres l’envie de les lire. Annick Demouzon, de son côté, nous a parlé avec passion du travail d’écriture.

 Lien internet : ladepeche.fr/article/2012/04/26/13l


« Le style est nerveux, entraînant, et captivant. L’auteur est aussi musicienne, elle aime donner un rythme, une musicalité à ses phrases. Les histoires sont parfois très sombres, mais toujours emplies d’humanité. (…) Le questionnement des personnages est forcément à un moment le notre, autour du choix, de l’amour, de la vie et de la mort, des relations humaines. »

« L’univers particulier [d’Annick Demouzon] gagne à être connu. »

Corinne Lebrave

● 13 avril 2012 – Chronique sur France 3

Chronique enthousiaste des deux recueils par Corinne Lebrave  sur France 3, dans l’émission  » 13h avec vous en Midi-Pyrénées » .

♥ Lien vers Youtube  : Les deux recueils chroniqués sur France3- youtube

♥ Lien vers Dailymotion : les deux recueils choniqués sur France3-Dailymotion 

⇒ Ci-dessous, l’article publié sur le site de France 3, en accompagnement à la chronique : Retrouvez les coups de cœur littéraires de Corinne Lebrave

La sélection du vendredi 13 avril :

 A l’ombre des grands bois
 Editions du Rocher
(Prix Prométhée de la nouvelle)

Virages dangereux 

Editions du bas vénitien
(Sélection du Prix  » Places aux nouvelles » -Lauzerte 2012)

Annick Demouzon

Annick Demouzon vit à Moissac en Tarn et Garonne, Elle écrit des nouvelles, un genre dans lequel elle excelle. Elle aime la brièveté du texte, et on sent ce plaisir de manier le verbe en la lisant.

La nouvelle lui permet de raconter plusieurs histoires qu’elle rassemble autour de thèmes.

Dans « A l’ombre des grands bois », il est question de photographes et de photographies. Le style est nerveux, entrainant, et captivant. L’auteur est aussi musicienne, elle aime donner un rythme, une musicalité à ses phrases. Les histoires sont parfois très sombres, très angoissantes, mais toujours emplies d’humanité.

Dans « Virages dangereux » paru aux éditions du bas vénitien. Il est question de virages au sens propre et figuré, ces moments qui font basculer l’existence, qu’on les choisissent ou qu’on les subissent. Encore une fois le propos peut troubler, il fait de toute façon réfléchir. Le questionnement des personnages est forcément à un moment le notre, autour du choix, de l’amour, de la vie et de la mort, des relations humaines.

Annick Demouzon trouve son inspiration dans l’actualité et dans les pages d’histoires de ses proches.
Son univers particulier gagne à être connu.


« Des récits saisis sur le vif, tantôt drôles, tantôt dramatiques, des histoires dont on redoute la chute, parfois à tort, parfois à raison. »

 ● 17 janvier 2012 – Libraires de Montauban 82 :

DES NOUVELLES D’ANNICK DEMOUZON

Signature

Annick Demouzon dédicace ses deux recueils de nouvelles : Virages dangereux (Ed. du Bas vénitien) et A l’ombre des grands bois, Prix Prométhée 2011 de la nouvelle (Ed. du Rocher)

Dans le langage de l’image, nouvelle se traduit par « court-métrage », voire par « plan arrêté ». Or, chacune des 14 nouvelles du recueil ont maille à partir avec la photo, élément déclencheur ou simple accessoire. Visuels et olfactifs, ces portraits et descriptions de paysages, à la fois elliptiques et précis, ces récits saisis sur le vif, tantôt drôles, tantôt dramatiques, ces histoires dont on redoute la chute, parfois à tort, parfois à raison.
Annick Demouzon, orthophoniste à Moissac, a reçu le Prix Prométhée de la nouvelle pour ce recueil original.

samedi 28 janvier 2012 à 10h
A la librairie Deloche, 21 rue de la République à Montauban

Lien internet : librairiesmontauban


 » Des textes denses et forts »

« La lumière qui baigne les textes d’Annick Demouzon est à la fois douce et âpre, toujours pudique et jamais voyeuse (…) derrière chaque photo, chaque image il y a, nous dit-elle, un mystère qui se glisse entre les interstices du temps, entre l’instant éphémère et le souvenir que l’on voudrait éternel. (…) Les questions que se posent ou que suscitent les personnages d’Annick Demouzon, sont celles aussi du lecteur qui « entre », avec bonheur, dans ses histoires »

« L’une des qualités de ce recueil, c’est la rapidité de l’écriture, le sens du détail et du raccourci, de l’ellipse qui fait succéder, sur un rythme soutenu, des histoires de famille, d’individus, de groupe. »

Abdelkader DJEMAÏ

● 1er janvier 2012 –  Mot compte double

  • MOT COMPTE DOUBLE Express
  • Annick Demouzon se souviendra de l’année 2011 : deux recueils de nouvelles publiés, un joli doublé qui valait bien une Page Blanche.
    C’est chose faite et Annick nous aide à démarrer l’année avec une de ses nouvelles : la visite.
    Que l’année 2012 vous soit douce.
    À bientôt
    Françoise

Annick DEMOUZON, par Abdelkader DJEMAÏ

Prix Prométhée de la nouvelle 2011 

Mot par mot, virgule par virgule, une œuvre, qui est toujours sans point final, se construit pierre après pierre, comme une maison faite avec son cœur et avec ses propres mains. L’écriture, qui est un chantier infini, demande de la passion et de la patience. Annick Demouzon n’en manque pas. Cette fois, elle nous offre Virages Dangereux, un recueil de nouvelles qui vient de paraître aux éditions le bas vénitien, une maison récente animée par une équipe de passionnés. Ces textes denses et forts ont quasiment paru en même que le très beau À l’ombre des grands bois, publié cette année aux éditions du Rocher, Prix Prométhée de la nouvelle et pour lequel j’ai eu l’honneur et le plaisir d’écrire la préface ci-dessous :

 Si la photo est bonne

On le sait : qu’elle fût artificielle ou naturelle, il n’y a pas de photo sans lumière. Celle qui baigne les textes d’Annick Demouzon est à la fois douce et âpre, toujours pudique et jamais voyeuse. On sait également que lorsque la littérature s’empare du thème de la photographie, on peut flirter avec le mimétisme, le cérébral et tomber – excusez-moi pour cette facilité – dans le cliché. Un piège auquel échappe l’auteur de ce beau recueil, une nouvelliste qui aime la marche à pied, la peinture, les histoires pour enfants, le cinéma et, bien sûr, les livres et les écrivains.

Annick Demouzon, qui exerce dans la vie le métier d’orthophoniste, qualifie le petit appareil numérique, qui l’accompagne dans ses déambulations, de troisième œil. Il lui sert, dit-elle, à voir, à sentir autrement. Comme l’une de ses héroïnes, elle tente d’attraper dans sa « boîte » la beauté du monde pour se l’approprier, la faire sienne. Elle sait aussi que derrière chaque photo, chaque image il y a, nous dit-elle, un mystère qui se glisse entre les interstices du temps, entre l’instant éphémère et le souvenir que l’on voudrait éternel.

Les quatorze nouvelles d’Annick Demouzon mettent en scène des vies, celles de gens qu’elle tente, avec ses mots et ses images, de saisir, de capturer, de fixer sur le papier ordinaire ou glacé, sur la page quadrillée ou blanche. Entourés d’objets, de meubles, de fantômes, de silences, de peupliers ou de saules, ils sont là présents, seuls ou ensemble, souriants, tristes, sereins, désemparés ou un peu renfrognés. On ne peut s’empêcher de s’interroger sur les liens, solides ou fragiles, qui les unissent, sur le lieu, neutre ou marqué, dans lequel ils sont assis, debout ou couchés ? Qui a pris la photo et pourquoi a-t-il appuyé, « tiré » à cet instant précis et vertigineux qui lui semblait définitif ? Que veut-il révéler de l’intimité, des habitudes des personnes qui ont consenti à se livrer à lui ? Peut-être l’a-t-il fait à leur insu, à la dérobade, comme un pick pocket qui fait les poches de la réalité et des âmes? Que cherche t-il à rendre, la laideur ou la beauté, la singularité ou la banalité d’un geste, d’une attitude, d’une existence ? Cherche-t-il aussi à travestir la réalité, comme le font les photos trafiquées, fabriquées de l’Histoire officielle ?

Comme on le devine, les questions que se posent ou que suscitent les personnages d’Annick Demouzon, sont celles aussi du lecteur qui « entre », avec bonheur, dans ses histoires, ses récits qui ont pour support, pour cadre la photographie. La photographie à la fois comme mémoire, écriture, mouvement, interrogation, échappée vers l’ailleurs. D’une façon indirecte, par les chemins buissonniers de l’écriture, de l’imagination, il est à son tour témoin de leurs failles, de leurs certitudes, de leurs attentes, de leurs espoirs. Il devient, par la force des choses et des destins, l’un de leurs compagnons dans ce voyage, parfois heurté, qu’est la vie avec ses précipices, ses îlots de tranquillité, ses zones d’ombre.

L’une des qualités de ce recueil, c’est la rapidité de l’écriture, le sens du détail et du raccourci, de l’ellipse qui fait succéder, sur un rythme soutenu, des histoires de famille, d’individus, de groupe.

Annick Demouzon, qui sait parler des saisons, des couleurs et des odeurs, nous offre, ici, des visages, des portraits qui ne sont jamais figés, définitifs. Chaque lecteur peut y apporter, en toute liberté, sa touche. C’est un autre des plaisirs procurés par ce recueil.

Abdelkader DJEMAÏ

© Le Rocher 2011

Page Blanche à Annick DEMOUZON

Publié le 01 janvier 2012 par Françoise Guérin


« L’écriture d’Annick Demouzon ne vous laissera pas indifférent… Si l’art de la nouvelle est l’art de la concision, alors, nul doute possible, elle le maîtrise à la perfection. Ses personnages sont de vraies gens (…) Ils sont criants de vérité avec leurs grandeurs, leurs douleurs, leurs bleus à l’âme et leurs vagues au corps… Il n’est pas rare, la nouvelle terminée, d’y songer encore… longtemps ! »

Pierre Mangin

  12 décembre 2011 – Le blog de Pierre Mangin :

Annick Demouzon

Tout va bien pour Annick Demouzon.

Lauréate d’une cinquantaine de concours depuis 2005, finaliste du concours Harfang en 2008 pour une première version de Virages dangereux, Annick Demouzon a reçu cette année le prestigieux Prix Prométhée pour son recueil À l’ombre des grands bois, paru en octobre aux éditions du Rocher.

En parallèle, l’éditeur Le bas vénitien vient de publier un autre recueil : Virages dangereux.

Heureux coup double en cette rentrée littéraire !

L’écriture d’Annick Demouzon ne vous laissera pas indifférent… Si l’art de la nouvelle est l’art (entre autres…) de la concision, alors, nul doute possible, elle le maîtrise à la perfection. Ses personnages sont de vraies gens, des héros d’un quotidien qui n’est pas toujours rose. Ils sont criants de vérité avec leurs grandeurs, leurs douleurs, leurs bleus à l’âme et leurs vagues au corps… Ses dialogues sont ciselés et ce qu’Annick raconte dans ses nouvelles nous prend, nous emmène, pour ne plus nous lâcher. Il n’est pas rare, la nouvelle terminée, d’y songer encore… longtemps !

Je ne comprenais pas pourquoi Annick ne trouvait pas d’éditeur… C’était pour moi un mystère. Ou une injustice, allez savoir… Ses deux recueils viennent confirmer s’il en était besoin, son talent.

Pour en savoir plus :

VirageS dangereux, éditions le bas vénitien (http://www.lebasvenitien.com/)

Chacune des seize nouvelles de Virages dangereux relate un tournant dans la vie de ses héros. De la naissance à la mort, du repas du dimanche au virage routier, du passage à l’âge adulte à l’abandon de la burqa, ils aiment, ils pleurent, ils rient.

Entre virage et dérapage plus ou moins contrôlé, il n’y a qu’un pas. Le regard d’Annick Demouzon sur le monde peut être terrible, noir, corrosif, sans pourtant cesser de conserver une véritable empathie à l’égard de ses personnages. En parlant d’eux, elle écrit : « Ces êtres, mes héros, quand je pense à eux, moi, je trouve qu’ils nous ressemblent tant ! » Chaque histoire se construit d’un enchevêtrement de petits riens du quotidien, mais chaque chute est un coup de poing que nous prenons en plein plexus.

La vie se révèle parfois une route bien dangereuse…

176 pages – ISBN 978-2-919516-07-0 Prix France TTC 16 €

À l’ombre des grands bois, éditions Le Rocher ( http://www.editionsdurocher.fr/ )

Prix Prométhée de la nouvelle

La photographie sert de cadre et de révélateur aux quatorze histoires, individuelles ou familiales, qui composent ce recueil où plane une angoisse diffuse. Les situations en sont souvent ordinaires, renvoyant à la vie courante, aux occupations et préoccupations communes. Les personnages, du petit enfant au vieil homme, du citadin au paysan, du retraité au vacancier, se rencontrent, se fuient, se perdent, se retrouvent, espèrent ou désespèrent, en sachant ou éprouvant, fût-ce confusément, tout le prix de l’existence. Toujours surprenant, caractérisé par une écriture rapide, nerveuse, déliée, qui court au but, sans s’appesantir, sans tirer à la ligne, le recueil joue sur l’ambiguïté, le décalage, les préjugés du lecteur ou ses présupposés, sème des fausses pistes et entraîne, par dévoilement progressif, vers une chute inattendue, chaque fois empreinte d’une grande humanité. Quatorze puzzles à reconstituer par le lecteur, quatorze interrogations drôles, cruelles ou tendres sur la vie.

162 pages – Prix France TTC 14,90€

ISBN : 978-2-268-07220-3 Code D. : 729 089 9

En guise d’avant-goût, Annick Demouzon me fait l’amitié de publier une nouvelle sur le blog. Si le cœur vous en dit, c’est par ici : La Visite

Lien internet : pierre-mangin


« Dès les premiers mots, l’envie de s’arrêter, de s’attarder, de déguster. 
J’ai parfois pensé à Duras en le lisant. Mais pas à la Duras sèche et recroquevillée sur elle-même, recroquevillée sur sa plume ! Non, à une Duras généreuse, empathique. »

« L’écriture est belle, charnelle, poétique. Et l’auteur réussit ce qu’il y a de plus difficile : donner l’impression de la simplicité, de l’évidence. Pas de fioritures, mais le mot juste à travers lequel passe l’émotion brute ! Annick Demouzon ne s’embarrasse pas d’effets… et elle fait bien ! Et du coup, ses petites histoires se chargent d’une humanité bouleversante ! »

Benoît Camus

● 30 novembre 2011 – Sur le forum Maux d’auteurs, Annick Demouzon fait la connaissance de « Pilgrim » par les mots ci-dessous:

Le 6 Décembre 2011, « Pilgrim », devenu Benoît Camus, récidive sur son blog avec les mêmes mots dans : Mon blog à Montbé

Mardi 6 décembre 2011

A l’ombre des grands bois – Un recueil de nouvelles à partager !

Je suis content de moi ! J’ai eu du nez sur ce coup-là. J’ai eu du nez de me procurer ce recueil !

D’habitude, les livres je les engloutis. Les pages filent entre mes doigts. Certains, néanmoins, parviennent à me retenir. A l’ombre des grands bois est de ceux-là.

Dès les premiers mots, l’envie de s’arrêter, de s’attarder, de déguster. Et que je revienne en arrière, et que je relise tel paragraphe, et que je me mette en bouche telle ou telle phrase.
J’ai parfois pensé à Duras en le lisant. Mais pas à la Duras sèche et recroquevillée sur elle-même, recroquevillée sur sa plume ! Non, à une Duras généreuse, empathique.

L’écriture est belle, charnelle, poétique. Et l’auteur réussit ce qu’il y a de plus difficile : donner l’impression de la simplicité, de l’évidence. Pas de fioritures, mais le mot juste à travers lequel passe l’émotion brute ! Annick Demouzon ne s’embarrasse pas d’effets… et elle fait bien ! Et du coup, ses petites histoires se chargent d’une humanité bouleversante!

A l’ombre des grands bois a reçu le très convoité prix Prométhée, qui récompense le recueil inédit d’un nouvel auteur, par une publication.

La préface est, excusez du peu, signée A. Djémaï.

A l’ombre des grands bois, d’Annick Demouzon,

Editions du Rocher

Lien internet :  monblogamontbe


 » Annick Demouzon n’écrit sur rien d’autre que les petits désespoirs qui finissent par causer de grandes souffrances (…) Certaines chutes sont si maîtrisées qu’elles en coupent le souffle (…) Quelques pépites dont on aurait tort de se priver. »

Sébastien Lévrier

● 11 décembre 2011 – Le globe-lecteur

  Annick Demouzon – Virages dangereux

PUBLIÉ LE DIMANCHE 11 DÉCEMBRE 2011, 11:36

Lauréate du Prix Prométhée de la nouvelle 2011 pour A l’ombre des grands bois (éditions du Rocher), Annick Demouzon est une habituée des concours de nouvelles. Après avoir été professeur de lettres et orthophoniste, elle publie Virages dangereux chez le bas vénitien, un petit éditeur créé sous la forme d’une société coopérative qui publie une dizaine de livres par an. « Bonnes nouvelles… pas de nouvelles » annonce l’auteur dès les premières pages, comme pour donner le ton d’une écriture sombre et très noire.

SORTIES DE ROUTE 

Il y a chez Annick Demouzon un style corrosif qui rappelle Thibault Lang-Willar et son recueil Un fauteuil pneumatique rose au milieu d’une forêt de conifères. La première nouvelle de Virages dangereux, « A-la-trappe », donne tout de suite la couleur. Annick Demouzon n’écrit pas sur le beau, le bon, le bien, préférant s’intéresser aux frustrations, aux refoulements et aux non-dits qui mènent aux coups de folie. Ses personnages, à force de se comporter comme les convenances l’imposent, finissent par craquer, par faire exploser une carapace construite surtout à l’attention des autres plutôt que pour eux-mêmes.

De l’abandon de la burka (« Le prix ») à la mise au point avec des parents mal-aimants (« Vous m’avez tant donné ») en passant par la recherche effrénée du plaisir (« Prolégomènes au plaisir de l’Infinitude ») ou de la mort (« virage dangereux »), Annick Demouzon n’écrit sur rien d’autre que les petits désespoirs qui finissent par causer de grandes souffrances : poids de l’histoire familiale (« Un beau dimanche »), du passé (« coup de vent »), soumission au mari (« A-la-trappe »), à la mère (« Voyageuse »), etc. : l’accumulation des inhibitions provoque un telle colère qu’elle devient prétexte à l’action, comme pour venger les humiliations : alors on assassine, on enterre les traditions religieuses ou familiales, on cherche à fuir, une bonne fois pour toutes.

Virages dangereux est un recueil assez inégal : certaines chutes sont si maîtrisées qu’elles en coupent le souffle, d’autres si formatées sur le mode du concours de nouvelles ou de la publication en revue qu’elles en perdent, sur la longueur, leur charme. Mais il y a quelques pépites dont on aurait tort de se priver (« A-la-trappe », « virage dangereux », « le prix », « Vous m’avez tant donné », etc.).

Rien de bien révolutionnaire, mais de belles pages de dérapages plus ou moins contrôlés et un univers particulier qui donne l’envie de s’intéresser aux autres publications de le bas vénitien.

Références

 Lien internet : leglobelecteur


 ♦  » L’originalité tient à cette narration, nerveuse, qui sait mêler les points de vue, procède par scènes brèves, fragments suggestifs plus que narratifs, flashes-back, etc. A. Djémaï parle avec justesse d’une lumière « à la fois douce et âpre » en saluant « la rapidité de l’écriture, le sens du détail et du raccourci, de l’ellipse ». Elle est en tous cas très efficace, notamment dans les évocations, de la vieillesse et de la solitude, poignantes. »

Michel Baglin

● Novembre 2011 – Revue Texture – Michel Baglin :

Poésie, nouvelles, romans, essais, revues…

Mes dernières lectures 2011

Je ne peux consacrer un dossier à chaque auteur apprécié ou découvert, ni à chacune de mes lectures. Mais je tiens à signaler par quelques notes critiques celles qui ont été pour moi marquantes (certaines renvoient d’ailleurs à des articles plus importants). En espérant donner ainsi envie aux visiteurs de se précipiter chez leur libraire ! 

Michel Baglin

 Annick Demouzon : « À l’ombre des grands bois »

  Orthophoniste vivant à Moissac (Tarn et Garonne), Annick Demouzon n’avait jusqu’alors publié qu’en revues et dans des anthologies. Son premier recueil de quatorze nouvelles a obtenu le prix Prométhée 2011 et vient de paraître aux éditions du Rocher sous le titre de « À l’ombre des grands bois » , avec une préface d’Abdelkader Djémaï . Le prix lui a été remis lors de la Décade de l’Atelier imaginaire, en octobre.

Le recueil d’Annick Demouzon est construit sur un thème unique, celui de la photographie (qu’elle pratique assidûment), un cliché ou le moment de la prise de vue servant de prétexte à la nouvelle. La première, « Caramel et chocolat » nous entraîne sur une fausse piste en nous laissant craindre un viol imminent sur une plage alors qu’il s’agit d’une tentative de prise de vue d’un photographe amateur. Elle donne le ton d’un livre où les histoires sont souvent bâties sur une sorte de malentendu, le dévoilement étant progressif. Les faux-semblants s’y invitent, comme avec « Négatif » où la femme qui pose devant son mari pour une photo se révèle bientôt être âgée et veuve. Du monologue halluciné, ponctué de flashes, d’une prisonnière torturée (« Murs ») à l’évocation de la vie paysanne d’autrefois à travers l’envie de photographier les mains d’un vieil homme, les modes de narration comme les éclairages varient. Ici, une « photo de classe » fait revivre le souvenir d’une instit un peu coincée, là à partir du portrait d’un vieillard se reconstitue la vie d’un couple et d’une époque révolue. Ailleurs encore, (« Je reviens »), un gamin se photographie par mégarde dans le photomaton, tandis que dans la nouvelle la plus réussie à mon goût (« Caméra cachée »), un amateur de vieux films super-8 essaie de donner du sens à un bout de pellicule récupérée dans une brocante et pressent le drame qui s’est noué des décennies plus tôt. Les « instantanés » sont prétexte à déployer l’imaginaire, ainsi dans « Un jour à la mer », la narratrice imagine-t-elle des arrêts sur image d’un vieillard et de sa petite fille sur la plage, juste avant l’arrivée d’un raz-de-marée…
Les histoires se résument parfois à une succession de petits « coups de théâtre » permettant de deviner ce qui se trame ou s’est produit il y a bien longtemps. L’originalité tient à cette narration, nerveuse, qui sait mêler les points de vue, procède par scènes brèves, fragments suggestifs plus que narratifs, flashes-back, etc. A. Djémaï parle avec justesse d’une lumière « à la fois douce et âpre » en saluant « la rapidité de l’écriture, le sens du détail et du raccourci, de l’ellipse ». Elle est en tous cas très efficace, notamment dans les évocations, de la vieillesse et de la solitude, poignantes.

(164 pages. 14.90 euros.)

Lien internet : revue-texture

●  6 janvier 2012 – Article repris dans le site de la revue Brèves : Pas de roman, bonne nouvelle !

Prix Prométhée de la nouvelle

Annick Demouzon : A L’OMBRE DES GRANDS BOIS

Suivi d’un article court reprenant la 4ème de couverture de Virages dangereux

Lien internet : Pas de roman, bonne nouvelle !


 ● 17 octobre 2011 – Pierre Maubé cite Annick Demouzon dans  sa liste de nouvellistes français contemporains à découvrir,

agréablement coincée entre du très beau monde…


 ♦ « Nous sommes fiers d’avoir découvert et de promouvoir la qualité et la finesse d’une écriture que d’autres reconnaissent aujourd’hui. Toutes nos félicitations à Annick Demouzon dont l’univers très personnel promet de séduire de nombreux lecteurs.« 

Dominique Greusard, éditeur, le bas vénitien, cité par  Cecile Mazin

● 23 septembre 2011 – Actu Litté titre :

Annick Demouzon lauréate du prix Prométhée 2011

Voleur de feu !

Annick Demouzon, auteur du bas vénitien, est la lauréate du prix Prométhée de la nouvelle 2011 pour son recueil À l’ombre des grands bois. Le prix lui sera remis à Lourdes au cours de la Quinzaine Littéraire et Artistique le dimanche 23/10/11 (10 h 30 – Palais des Congrès).

C’est avec le bas vénitien et Virages dangereux, en librairie le 20/09/11, qu’Annick Demouzon publie son premier recueil de nouvelles. Depuis janvier 2011, le bas vénitien fait émerger de nouveaux auteurs.

« Nous sommes fiers d’avoir découvert et de promouvoir la qualité et la finesse d’une écriture que d’autres reconnaissent aujourd’hui. Toutes nos félicitations à Annick Demouzon dont l’univers très personnel promet de séduire de nombreux lecteurs », souligne son éditeur.


12 octobre 2011 – Le site CALIPSO recommande de découvrir À l’ombre des grands bois et en publie la préface d’Abdelkader Djemaï.

lien internet : calipso-profondeur-de-champ


 ♦ « Le prix Prométhée a été attribué a à Annick Demouzon, née à Lagny, et domiciliée à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, pour son recueil intitulé « À l’ombre des grands bois » que préface Abdelkader Djemaï, éditions du Rocher. »

 Revue Texture, Michel Baglin

juillet 2011 – Annonce du prix Prométhée dans revue Texture

Remise des prix Max-Pol Fouchet et Prométhée 

La remise des prix Max-Pol Fouchet et Prométhée aura lieu le dimanche 23 octobre, à 10h30, au Palais des Congrès de Lourdes.Rappelons que les jurés des prix Max-Pol Fouchet (poésie) et Prométhée (nouvelles) se sont réunis le mardi 14 juin à Paris à l’Hôtel de Massa de la SGDL. Le prix Max-Pol Fouchet a été décerné à Sylviane Cernois née à Chablis, et domiciliée dans le Gers, pour son recueil intitulé « Pavillon Verlaine » (Le Castor Astral éd.). Le prix Prométhée a été attribué a à Annick Demouzon, née à Lagny, et domiciliée à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, pour son recueil intitulé « À l’ombre des grands bois » que préface Abdelkader Djemaï, éditions du Rocher. Cette remise des prix est l’occasion pour l’Atelier Imaginaire, qui les organise, et Guy Rouquet, qui les a créés, de proposer une pléiade de rencontres, spectacles, concerts et débats à Tarbes et Lourdes durant une dizaine de jours. La programmation la plus dense est celle des « Journées Magiques » qui commenceront le jeudi 20 octobre après-midi et s’achèveront le lundi 24 dans la matinée. Avec un programme riche, particulièrement étudié pour ce 30ème anniversaire. Le programme, très fourni, est à découvrir sur le site de l’association.23 septembre 2011.


 ♦  « Annick Demouzon, dans Virage dangereux, développe un récit que on ne peut toucher sans le déflorer, sans mettre le lecteur prématurément sur le chemin de l’énigme. »

●  février 2008 – La Mère Michèle, qui a lu le N°33 d’HARFANG, revue de littératures,  donne son avis sur  Virages dangereux, la dernière nouvelle du recueil – version courte, alors finaliste du concours Harfang-Ville d’Angers :

Annick Demouzon, dans Virage dangereux, développe un récit que on ne peut toucher sans le déflorer, sans mettre le lecteur prématurément sur le chemin de l’énigme : il s’agit plutôt d’une route dangereuse, de la vie et du désir que l’on a parfois de la considérer avec plus de distance. « La Mère Michel est bien bavarde, elle en a déjà trop dit. Une tension permanente. De la belle ouvrage !

Les lectures de La Mère Michèle sont reprises dans leur intégralité sur : www.encres.vagabondes.com – et le site de l’écrivain Jean Claude BOLOGNE.


Voilà… En attendant mieux,

♥ vous pouvez filer voir ce que raconte la presse papierles revues et journaux ou Vidéos et Audio

♥ vous pouvez découvrir, (si vous ne l’avez déjà fait) ce qu’Annick Demouzon répond aux questions de L’encrier renversé.

Elle y parle de son rapport à l’écriture et particulièrement à la nouvelle.

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