PRIX de l’AGORA 2016, remis à Annick Demouzon pour son recueil « Virages dangereux »

le 5 juin 2016 à Sainte Foy de Peyrolières

 

Annick Demouzon Portrait

Bienvenue sur ce site. Que vous soyez un passionné de lecture, un amoureux de mes livres, un simple curieux ou un passant de hasard, vous trouverez dans ces pages de quoi me connaître un peu mieux… Enfin, moi ? Plutôt mes livres, car ce sont eux, ici, qui importent. N’est-ce pas ? Bonne visite.

Annick Demouzon

ATTENTION TRAVAUX : SITE encore en CONSTRUCTION  

Ce site a maintenant pris un peu d’âge, mais il reste encore tout petit, donc inachevé et sans doute un peu maladroit, mais il grandira. Merci de lui pardonner ses insuffisances.

Il est dédié à tous ceux qui m’ont aidée à devenir ce que je suis, c’est à dire, un maillon comme un autre de la vie. Avec ses richesses et ses faiblesses. Merci à eux.


Découvrir…

Virages dangereux, recuiel de nouvelle, finaliste nominé pour le prix de la femem renards

Virages dangereux, éditions le bas vénitien, 2011

Prix de l’AGORA 2016

— Finaliste, du Prix de la femme Renard-Lauzerte 2012

— Finaliste du prix de la nouvelle d’Angers 2008, dans sa version courte


 

À l’ombre des grands bois, recueil de nouvelles, prix Prométhée de la nouvelle, recueil de nouvelles

À L’ombre des grand bois, éditions du Rocher, 2011

Prix Prométhée de la nouvelle 2011


Mais aussi…

Sur le chemin de l'oiseau feuille, poésie publiée aux éditions Saint Germain des prés

Un recueil de poésie Sur le chemin de l’oiseau feuille,  éditions Saint Germain des prés.


Et lire dès maintenant, la magnifique préface d’Abdelkader Djemaï pour  À l’ombre des grands bois…

Si la photo est bonne

On le sait : qu’elle fût artificielle ou naturelle, il n’y a pas de photo sans lumière. Celle qui baigne les textes d’Annick Demouzon est à la fois douce et âpre, toujours pudique et jamais voyeuse. On sait également que lorsque la littérature s’empare du thème de la photographie, on peut flirter avec le mimétisme, le cérébral et tomber – excusez-moi pour cette facilité – dans le cliché. Un piège auquel échappe l’auteur de ce beau recueil, une nouvelliste qui aime la marche à pied, la peinture, les histoires pour enfants, le cinéma et, bien sûr, les livres et les écrivains.
Annick Demouzon, qui exerce dans la vie le métier d’orthophoniste, qualifie le petit appareil numérique, qui l’accompagne dans ses déambulations, de troisième œil. Il lui sert, dit-elle, à voir, à sentir autrement. Comme l’une de ses héroïnes, elle tente d’attraper dans sa « boîte » la beauté du monde pour se l’approprier, la faire sienne. Elle sait aussi que derrière chaque photo, chaque image il y a, nous dit-elle, un mystère qui se glisse entre les interstices du temps, entre l’instant éphémère et le souvenir que l’on voudrait éternel.
Les quatorze nouvelles d’Annick Demouzon mettent en scène des vies, celles de gens qu’elle tente, avec ses mots et ses images, de saisir, de capturer, de fixer sur le papier ordinaire ou glacé, sur la page quadrillée ou blanche. Entourés d’objets, de meubles, de fantômes, de silences, de peupliers ou de saules, ils sont là présents, seuls ou ensemble, souriants, tristes, sereins, désemparés ou un peu renfrognés. On ne peut s’empêcher de s’interroger sur les liens, solides ou fragiles, qui les unissent, sur le lieu, neutre ou marqué, dans lequel ils sont assis, debout ou couchés ? Qui a pris la photo et pourquoi a-t-il appuyé, « tiré » à cet instant précis et vertigineux qui lui semblait définitif ? Que veut-il révéler de l’intimité, des habitudes des personnes qui ont consenti à se livrer à lui ? Peut-être l’a-t-il fait à leur insu, à la dérobade, comme un pick pocket qui fait les poches de la réalité et des âmes? Que cherche t-il à rendre, la laideur ou la beauté, la singularité ou la banalité d’un geste, d’une attitude, d’une existence ? Cherche-t-il aussi à travestir la réalité, comme le font les photos trafiquées, fabriquées de l’Histoire officielle ?
Comme on le devine, les questions que se posent ou que suscitent les personnages d’Annick Demouzon, sont celles aussi du lecteur qui « entre », avec bonheur, dans ses histoires, ses récits qui ont pour support, pour cadre la photographie. La photographie à la fois comme mémoire, écriture, mouvement, interrogation, échappée vers l’ailleurs. D’une façon indirecte, par les chemins buissonniers de l’écriture, de l’imagination, il est à son tour témoin de leurs failles, de leurs certitudes, de leurs attentes, de leurs espoirs. Il devient, par la force des choses et des destins, l’un de leurs compagnons dans ce voyage, parfois heurté, qu’est la vie avec ses précipices, ses îlots de tranquillité, ses zones d’ombre.
L’une des qualités de ce recueil, c’est la rapidité de l’écriture, le sens du détail et du raccourci, de l’ellipse qui fait succéder, sur un rythme soutenu, des histoires de famille, d’individus, de groupe.
Annick Demouzon, qui sait parler des saisons, des couleurs et des odeurs, nous offre, ici, des visages, des portraits qui ne sont jamais figés, définitifs. Chaque lecteur peut y apporter, en toute liberté, sa touche. C’est un autre des plaisirs procurés par ce recueil.

Abdelkader DJEMAÏ
© Le Rocher 2011

 

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